L'UPC & la guerre de décolonisation

Chronologie 1948-1971 établie à partir des publications du CPMC. Chaque étape renvoie vers l'article qui en rend compte — rien d'inventé, tout renvoyable à sa publication.

Affiche de la Semaine des héros et martyrs nationalistes du CPMC réunissant les figures de l'UPC
Affiche de la « Semaine des héros et martyrs nationalistes » (CPMC, 2025) — à l'extrême gauche de l'affiche, les portraits des leaders UPC publiés par l'association.

Chronologie du combat

  • 1948

    Naissance de l'UPC

    Fondation d'un mouvement nationaliste exigeant indépendance et réunification du Cameroun. Ernest Ouandié y adhère dès 1948 ; Ruben Um Nyobè en devient secrétaire général. → biographie Ouandié

  • 1952

    La voix portée à l'ONU

    Um Nyobè défend l'indépendance devant la Commission de tutelle des Nations unies à New York. Le combat est mené légalement, par la parole et l'organisation paysanne. → hommage 2025

  • Juillet 1955

    Interdiction de l'UPC

    L'administration coloniale française interdit l'UPC ; ses dirigeants sont traqués, exilés ou tués. UDEFEC et JDC sont également dissoutes. → UM forever

  • 1955 – années 60

    Massacres et répression

    Expéditions punitives, villages rasés, camps de regroupement, torture (BMM, bac en ciment), têtes coupées exposées — récités détaillés dans la publication consacrée aux massacres. → l'article

  • 13 sept. 1958

    Assassinat de Ruben Um Nyobè

    Abattu par l'armée française près de Boumnyébel après localisation de son campement ; cadavre traîné dans la boue, exposé, puis enterré coulé dans un bloc de béton à Éséka. → le récit

  • 1er janv. 1960

    Indépendance proclamée

    Une « fausse indépendance » pour le CPMC : le mouvement populaire a été écarté puis anéanti de la scène politique légale dès 1955. → hommage

  • 2 mars 1960

    Massacre de Yogandima

    Sous la direction de l'armée française, les troupes rasent le bourg et massacrent des milliers de civils (pays Bamiléké). → l'article

  • 3 nov. 1960

    Assassinat de Félix Moumié

    Président de l'UPC depuis l'exil : empoisonné au thallium à Genève par les services secrets français. → l'hommage

  • 15 mars 1966

    Assassinat de Castor Osende Afana

    Dans le maquis de la Boumba Ngoko, au sud-est du pays, près de la frontière congolaise. Premier docteur en économie d'Afrique subsaharienne. → biographie

  • 19 août 1970

    Arrestation d'Ernest Ouandié

    Après neuf ans de résistance intérieure, de trahisons et de replis, il se rend et est arrêté sans résistance, puis jugé par le tribunal militaire. → l'article

  • 15 janv. 1971

    Exécution publique à Bafoussam

    Ernest Ouandié, Gabriel Tabeu (« Wambo le Courant ») et Raphaël Fotsing fusillés place publique. Derniers mots : « Que vive le Cameroun ». → hommage

  • 1991

    Réhabilitation

    Par la loi n°91/022 du 16 décembre 1991, ces figures de l'histoire du Cameroun sont réhabilitées et proclamées héros nationaux par l'Assemblée nationale. → la mission du CPMC

Pourquoi une « guerre cachée ». Les articles du CPMC soulignent que cette page de l'histoire reste peu connue et que la « décolonisation bâclée et sanglante » explique, selon eux, nombre des problèmes contemporains du pays — crise anglophone comprise. Toutes les dates ci-dessus renvoient à des articles publiés par l'association entre 2016 et 2025.
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